Ostéopathie, acupuncture, hypnose… Les médecines douces connaissent un vrai succès auprès du grand public et font de plus en plus d’adeptes. Selon une étude, 71% des Français ont déjà consulté un praticien en médecine douce ou ont eu l’intention de le faire en 2024(1). Mais que se cache-t-il derrière le terme « médecines douces » ? Comment sont-elles remboursées ? Voici notre décryptage pour faire les bons choix en toute connaissance de cause.

Quelles pratiques médicales sont considérées comme « Médecines douces » ?

Douce, parallèle, complémentaire, non conventionnelle, alternative... De nombreux adjectifs qualifient aujourd’hui cette médecine qui exclut l’utilisation de tout produit pharmaceutique et base ses traitements sur l’utilisation exclusive de moyens naturels.

Parmi les plus connues :

  • L’acupuncture : pratiquée en Chine depuis des milliers d’années, l’acupuncture est l'une des médecines traditionnelles chinoises qui a le plus séduit les Français. À l'aide de fines aiguilles disposées sur le corps du patient en des points d'énergie vitale, l’acupuncteur stimule ces points d'énergie et libère la circulation des fluides énergétiques. L’objectif est de soigner ou d'alléger certaines affectations physiques chez un patient mais aussi d'agir dans une mesure préventive en gardant actifs les centres d'énergie de son patient.
  • L’ostéopathie : médecine manuelle, l'ostéopathie vise à comprendre les causes des symptômes du patient à partir d'une analyse des différents systèmes du corps humain dans leur ensemble. Il s'agit d'une approche dite « systémique » qui permet d’agir sur les troubles fonctionnels et sur les symptômes.
  • L’homéopathie : créée en 1796 par un médecin allemand, Samuel Hahnemann, l’homéopathie repose sur l'idée qu'une substance qui provoque un symptôme peut être utilisée pour traiter le même symptôme de la maladie. Les praticiens recourant à l'homéopathie pensent qu'elle fonctionne en stimulant le corps à se soigner lui-même.
  • La chiropraxie : médecine manuelle de référence pour les soins du dos et des articulations, elle a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette et de ses conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres. La chiropraxie repose principalement sur les actes de manipulations et de mobilisations articulaires qui peuvent aussi être appelés "ajustements".
  • La sophrologie est une synthèse de techniques orientales (yoga dynamique, méditation bouddhiste et zen...) et de relaxation occidentale (training autogène de Schultz, méthode Vittoz, relaxation progressive de Jacobson...). C’est une approche personnelle permettant de trouver des ressources en soi-même, de les développer et de les adapter à nos besoins et objectifs.
  • La phytothérapie signifie étymologiquement « se soigner par les plantes ». L’un de ses grands avantages est d’éviter les effets indésirables des médicaments de synthèse.
  • La mésothérapie repose sur l’injection locale de médicaments de la pharmacopée française, faites à travers la peau, très superficielles et peu douloureuses. Elle peut traiter les douleurs de l'arthrose, le "mal de dos", les douleurs rhumatismales, les névralgies, les céphalées et migraines, les troubles de la circulation sanguine (jambes lourdes), les traumatismes sportifs (entorses, tendinites, élongations, contractures) ou encore les troubles dermatologiques.
  • La diététique est basée sur des conseils nutritionnels. Elle participe à l'éducation et à la rééducation nutritionnelle des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l'alimentation, par l'établissement d'un bilan diététique personnalisé et une éducation diététique adaptée.
  • La pédicurie prévient, traite et soulage les affections épidermiques et pratique des soins d'hygiène.
     

Quels sont les bienfaits de la médecine douce ?

Les médecines douces séduisent de plus en plus de Français pour leur approche globale de la santé et leur volonté de traiter l’individu dans son ensemble, tant sur le plan physique que psychique. Utilisées en complément de la médecine conventionnelle, elles offrent des solutions naturelles pour soulager certains maux du quotidien, réduire le stress ou encore améliorer la qualité de vie.
 
Certaines pratiques, comme l’acupuncture ou l’ostéopathie, sont particulièrement reconnues pour leurs effets sur les douleurs chroniques, les troubles musculo-squelettiques ou les migraines. D'autres, comme la sophrologie ou la méditation, contribuent à diminuer l’anxiété, favoriser la détente et améliorer le sommeil, avec des bienfaits mesurables sur le bien-être mental. La phytothérapie et la naturopathie, quant à elles, accompagnent les patients dans une démarche de prévention, en soutenant les défenses naturelles de l’organisme et en améliorant l’hygiène de vie.
 
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît d’ailleurs l’importance de la médecine traditionnelle(2) et complémentaire comme un levier possible pour améliorer la santé publique, à condition que son usage soit sécurisé, encadré et basé sur des preuves scientifiques. Dans cette optique, de nombreuses recherches sont en cours pour mieux évaluer l’efficacité de ces approches, qui peuvent représenter un réel soutien, notamment dans les soins de support.
 
Chez Swiss Life, nous sommes convaincus que le bien-être passe par une approche personnalisée de la santé. C’est pourquoi nos complémentaires santé peuvent couvrir tout ou partie de certaines consultations en médecine douce, selon les garanties choisies. Une façon concrète d’accompagner nos assurés vers un équilibre global, en toute confiance.
 

Comment sont remboursées les médecines douces ?

Dans la plupart des cas, la Sécurité sociale ne prend pas en charge les séances de médecines douces. Seules deux disciplines peuvent faire l’objet d’un remboursement de la part de l’assurance maladie, à condition d’être pratiquées par un médecin conventionné (qu’il soit généraliste ou spécialiste) et si le parcours de soins est respecté :

  • L’acupuncture est remboursée à 70 % du tarif de convention d’un médecin généraliste moins 1 euro de participation forfaitaire (hors cas d’exonération), soit à hauteur de 15,1€.
  • Enfin, la mésothérapie (micro-injections de médicaments sous la peau) sera prise en charge de la même manière sauf si celle-ci est utilisée pour des fins esthétiques.

Il est donc important de vérifier si votre médecin est conventionné !

A noter également que les complémentaires santé prennent en charge certaines médecines douces. Pensez à vérifier auparavant ce que vous propose votre contrat santé. Certaines disciplines sont en effet remboursées intégralement ou partiellement, souvent à hauteur d’un forfait annuel.

Avec une complémentaire santé Swiss Life

Vous faites le choix de garanties et services pour une complémentaire santé qui vous ressemble. Pour re(découvrir) les pratiques remboursées (avec ou sans prescription médicale), le nombre de consultations possibles ainsi que le montant de votre remboursement(3), nous vous invitons à consulter notre fiche pédagogique dédiée ci-dessous.

les types de médecines douces
les types de médecines douces

Sources et notes

(1) Rapport du Conseil national de l’Ordre des médecins, source Statista.

(2) Position de l’OMS sur les médecines douces :
https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/traditional-medicine

(3) Selon le niveau de garanties que vous avez choisies dans votre contrat.