D’après le baromètre de la liberté de choix Swiss Life 2021 réalisé, l’été dernier*, les confinements successifs et les perspectives incertaines relatives à la crise sanitaire ont renforcé le désir de liberté de choix chez les Français : 73,9 % estiment que la liberté de choix et l’indépendance sont désormais prioritaires dans leur vie.

En revanche, l’indice de la liberté de choix a reculé de presque 10 points. Aujourd’hui, ils sont 49,7 % à se sentir libres de leur choix contre 59 % en 2020. Par ailleurs, la pandémie a également eu une incidence sur la confiance financière : à peine un tiers des Français sont confiants au sujet leur situation financière, à la retraite, alors qu’ils étaient 51 % en 2020. 

Les principaux résultats du baromètre de la liberté de choix 

1. Un sentiment de liberté de choix en net recul mais dont l’importance a progressé

Les Français se sentent moins libres de leurs choix qu’auparavant : seuls 49,7 % des personnes interrogées affirment vivre en toute liberté de choix, soit une baisse de 9,3 % par rapport à l’enquête menée en 2020 (59 %). En revanche, ils sont désormais 73,9 % à estimer que la liberté de choix et l’indépendance sont prioritaires, dans leur vie.

2. Une liberté de choix portée par l’autonomie avant la sécurité financière 

Trois aspects définissent en priorité la liberté de choix pour les Français : rester autonome (54,7 %), avoir suffisamment d’argent (41,6 %) et pouvoir décider soi-même (41,5 %). 

Cependant, souffrir d’une maladie grave est, pour 61,2 % des répondants, la plus grande entrave à leur liberté de choix. Par ailleurs, les femmes craignent davantage de dépendre d’autres personnes que les hommes (48,3 % contre 41,6 %).

Pour aller plus loin : la population des CSP+ et « patrimoniaux » priorisent, de manière différente, les aspects de la liberté de choix :
• Rester autonome 51 % ;
• Pouvoir s’épanouir 31 % ;
• Découvrir de nouvelles choses 30 % ;
• Entreprendre des choses avec sa famille et ses amis 30 %.Sur les craintes entravant l’autonomie :  
• Tomber gravement malade 69 % ;
• Ne pas avoir suffisamment d’argent 37 %.

3. L’optimisme des Français toujours en berne

 Seuls 29,5 % des Français (contre 28,9 % en 2020) envisagent l’avenir en tout optimisme ; pour les CSP+ et les patrimoniaux, 31 % contre 35 % en 2020.

Par ailleurs, la confiance financière s’en trouve considérablement affectée : seules 36 % des personnes interrogées sont confiantes au sujet de leur situation financière, à la retraite, alors qu’elles étaient 51 % en 2020. 

Un sentiment moins partagé par les CSP+ et les patrimoniaux : 66 % sont confiants au sujet de leur situation financière à la retraite (soit plus de 6 points, ils étaient 60 % en 2020).

4. L’éducation financière favorise le sentiment d’indépendance 

Les Français ayant une certaine éducation financière et qui ont planifié leurs finances, se sentent nettement plus libres de leurs choix et plus satisfaits à l’égard de leur vie. Les 54,5 % considérant avoir une bonne éducation et les 55,7 % ayant planifié leurs finances se sentent plus libres de leurs choix. Sans ces connaissances, ce chiffre tombe à 39,3 % (VS 38,1 % en 2020). 

5. Les femmes plus inquiètes que les hommes à l’égard de leur indépendance financière

Les femmes (49,4 %) craignent davantage que les hommes (43,7 %) de ne pas avoir suffisamment d’argent pour vivre en toute liberté de choix. De plus, les femmes sont plus pessimistes que les hommes concernant leur départ à la retraite. Actuellement, 41,9 % des femmes s’attendent à ce que leur situation financière, à la retraite, soit moins bonne qu’aujourd’hui (39,6 % pour les hommes). En outre, elles sont également pessimistes à l’égard de leur épargne retraite qui leur permettra de vivre en toute liberté de choix et ce, le moment venu (19,4 % contre 22,6 % en 2020) ; et pessimistes, quant à leur retraite qui est déjà bien planifiée pour assurer leur avenir (19 % contre 24,7 % en 2020).

« Cette édition du baromètre 2021 met, de nouveau, en lumière une attente sociétale forte : pouvoir décider de sa vie en toute liberté de choix devient un besoin prioritaire pour les Français. Je suis convaincu que Swiss Life, dans son rôle sociétal, contribue de manière forte, à cette attente, en orchestrant sa relation client autour des dimensions suivantes : plus de pédagogie à l’égard des problématiques assurantielles et patrimoniales, un conseil à valeur ajoutée, une offre personnalisée et enfin, une proactivité tout au long de la vie du contrat. Autant de postures qui aident nos clients à prendre les bonnes décisions pour sécuriser leurs choix, incarnant ainsi notre raison d’être « Permettre à chacun de vivre selon ses propres choix. » Tanguy Polet, CEO de Swiss Life France

L’analyse de Camille Tassel,
psychanalyste et professeur de philosophie

Étrange paradoxe : comment expliquer que les Français se sentaient plus libres de leur choix en plein confinement plutôt qu’à l’ère du post confinement ? C’est que l’esprit des Français semble, aujourd’hui, prisonnier d’un tout autre confinement : l’incertitude !
Si nos libertés physiques ont – presque – toute recouvré leur droit inaliénable, notre liberté psychologique demeure, quant à elle, aliénée car encore confinée à l’incertitude de l’avenir. Risque de nouvelles vagues de la COVID-19 à tout instant, de nouveaux variants du Coronavirus venus du monde entier, d’une 3e dose de vaccin, de reconfinement selon chaque pays, département, ville…
La résurgence de ces dangers, planants et menaçants, que rarement auparavant les hommes n’avaient envisagés, met à mal l’optimisme des Français. C’est pourquoi, leur inquiétude au sujet de leur présent comme de leur avenir, de leur situation financière à la retraite, a augmenté. Liberté professionnelles et financières se trouvent, dès lors, entravées, par la réduction du télétravail pour certains, voire du travail pour d’autres. Cependant, cette chute de l’optimisme des Français est à nuancer. Car ceux qui bénéficient d’une protection financière adéquate contre les aléas ou à tout le moins d’une bonne éducation financière ont su, quant à eux, préserver leur liberté d’action.
Selon le principe de précaution, nos choix, à court et moyen terme, gagent de notre avenir individuel et collectif, de notre Bien commun. C’est pourquoi, si le sentiment de liberté d’action et d’indépendance régresse cette année, c’est en réalité un progrès ! Car ce qui est aujourd’hui acquis dans le cœur des Français, c’est la liberté de choisir leur existence, qui est devenue prioritaire. Désormais, nous plaçons notre liberté de choix et d’autonomie comme condition sine qua non de nos vies, ce qui constitue d’après le philosophe des Lumières, Emmanuel Kant, « la dignité de tout homme ».

Décryptage via trois pastilles vidéo par Camille Tassel
"Le choix, une liberté"
"La confiance financière"
"La connaisance de sa situation financière"

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Les résultats du baromètre de la liberté de choix Swiss Life 2021 en infographie

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*Baromètre de la liberté de choix Swiss Life
Swiss Life permet à chacun de vivre selon ses propres choix. Dans ce contexte, elle a créé le « Baromètre de la liberté de choix Swiss Life ». Il étudie le degré de liberté de choix ressenti par les gens aujourd’hui, celui attendu pour l’avenir, ainsi que les facteurs déterminants en la matière. L’enquête sur ce thème a été menée conjointement, avec Bilendi, du 28 juin au 8 juillet 2021, auprès de 1 000 personnes âgées de 18 à 79 ans. Par le biais d’enquêtes représentatives, le « Baromètre de la liberté de choix Swiss Life » a été réalisé en France, en Allemagne et en Autriche.