Rente conjoint ou éducation, suites de maladie grave ou accident, frais généraux, indemnités journalières, etc : des sujets qu’on préfèrerait occulter, et pourtant ! Parce que, pour nous, il est important que chacun puisse prendre ses décisions en toute connaissance de cause, nous vous proposons différents éclairages pour élargir votre réflexion sur la prévoyance pour un TNS et vous aider à mieux comprendre tout l’enjeu d'une protection adaptée à vos besoins.
Qu’est-ce qu’un TNS et pourquoi la prévoyance est-elle essentielle ?
Un TNS (travailleur non salarié) désigne toute personne exerçant une activité professionnelle indépendante sans être liée par un contrat de travail. Cela inclut notamment les artisans, commerçants, professions libérales ou encore les gérants majoritaires de certaines sociétés. Contrairement aux salariés, les TNS ne bénéficient pas d’une couverture sociale aussi protectrice : leur régime obligatoire prévoit des prestations limitées en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès.
C’est pourquoi la prévoyance individuelle joue un rôle essentiel. Elle permet de compenser cette protection de base souvent insuffisante en garantissant :
- des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail pour maintenir un revenu,
- une rente d’invalidité en cas d’accident ou de maladie grave empêchant la reprise d’activité,
- un capital ou une rente décès pour sécuriser l’avenir de la famille.
Souscrire une prévoyance adaptée permet donc aux TNS de protéger non seulement leurs revenus et leur activité, mais aussi la stabilité financière de leurs proches.
Les différents régimes de prévoyance
Les contrats de prévoyance sont très variables d’une entreprise à l’autre, d’un salarié à l’autre et d’un individu à l’autre. Tout le monde a besoin de se prémunir face aux risques de la vie et à la perte de revenus. Les principaux risques couverts par les contrats collectifs ou individuels sont le décès, l'invalidité partielle ou totale, et l'incapacité temporaire ou permanente de l'assuré.
En matière de prévoyance, chaque situation est différente, selon l’activité professionnelle, le statut, les charges et les besoins.
Le contrat de prévoyance, une protection sociale complémentaire
Face aux aléas de la vie (accident ou maladies), un régime de prévoyance assure aux adhérents des garanties pour apporter un complément de revenus, ponctuellement ou dans la durée.
En entreprise, un contrat de prévoyance complémentaire peut être souscrit pour l’ensemble des salariés, ou pour une partie du personnel (cadres et assimilés).
Alors, comment fonctionne la prévoyance complémentaire en entreprise ? Quels sont les risques couverts et les personnes protégées ? Quelle est la situation des travailleurs indépendants et non salariés ? Autant de questions qu’il est nécessaire de se poser.
Quels critères pour bien choisir sa prévoyance TNS ?
Souscrire un contrat de prévoyance ne doit pas se faire à la légère. Pour un travailleur non salarié, il s’agit avant tout de trouver un équilibre entre un niveau de protection suffisant et un budget adapté. Plusieurs critères méritent donc une attention particulière.
Le premier concerne le niveau de couverture : un bon contrat doit inclure au minimum les garanties incapacité de travail, invalidité et décès. Selon votre situation familiale, certaines garanties prendront plus d’importance : par exemple, la protection du conjoint ou des enfants en cas de décès, ou encore une rente suffisante en cas d’invalidité.
Vient ensuite le montant des indemnités journalières. Celles-ci doivent être calibrées de manière à couvrir vos charges fixes loyers, emprunts, frais professionnels tout en maintenant un revenu de remplacement suffisant pour préserver votre niveau de vie. À ce titre, il est essentiel de vérifier aussi le délai de carence, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre le début de l’arrêt de travail et le versement de la première indemnité. Plus ce délai est court, plus vous êtes protégé rapidement.
La durée d’indemnisation est également un point clé : certains contrats limitent le versement des indemnités journalières à quelques mois, quand d’autres prévoient une continuité de protection jusqu’à la mise en place d’une rente d’invalidité.
Il faut aussi tenir compte de la spécificité de votre profession. Les risques auxquels est exposé un artisan, un commerçant ou une profession libérale ne sont pas identiques, et certains contrats intègrent des garanties spécifiques. La possibilité de faire évoluer votre contrat au fil de votre carrière, en cas de hausse de revenus ou de changement de statut constitue également un gage de sécurité.
Enfin, il est essentiel d’évaluer le rapport entre garanties et cotisations. La meilleure prévoyance est celle qui offre une protection solide sans mettre en péril votre budget professionnel ou familial.
Une assurance prévoyance est-elle nécessaire pour les dirigeants ?
Vous êtes dirigeant d'entreprise, salarié ou non-salarié, et vous hésitez à souscrire une assurance prévoyance ? Le contrat de prévoyance ne devrait pas être une option pour les cadres dirigeants et chefs d'entreprise. Protégez-vous face aux risques de la vie, et mettez votre famille à l'abri en souscrivant à des garanties permettant de maintenir vos revenus.
En savoir plus : Avez-vous fait les bons choix en matière de prévoyance ?
Alors, pourquoi adhérer ? Qui peut souscrire ? Que garantit l’offre envisagée et quels en sont les avantages ? Comment bien choisir son contrat ? Quelle fiscalité ? Un conseiller Swiss Life est là pour répondre à vos interrogations, vous accompagner dans votre démarche et vous donner les éclairages nécessaires pour mieux comprendre la prévoyance et ses enjeux.
Exemples concrets de situations pour comprendre l’intérêt d’une prévoyance TNS
Pour mieux comprendre l’importance d’une prévoyance TNS, rien ne vaut quelques exemples de la vie réelle :
Marc, 42 ans, est artisan boulanger. Après une opération, il doit interrompre son activité pendant plusieurs semaines. Sans prévoyance, il ne pourrait plus payer ni son loyer professionnel ni ses charges sociales, mettant en péril son commerce. Grâce à son contrat, il perçoit des indemnités journalières qui lui permettent de maintenir ses revenus et de couvrir ses frais fixes.
Paul, 50 ans, travaillait à son compte comme consultant. Son décès soudain aurait pu laisser sa famille dans une situation très difficile. Grâce à son contrat de prévoyance, un capital décès est versé à sa conjointe, lui permettant de sécuriser ses finances et de préserver son niveau de vie.
Ces exemples montrent que la prévoyance TNS n’est pas seulement une sécurité financière pour l’indépendant, mais aussi une protection indispensable pour ses proches.
Vous vous posez des questions sur ce qui pourrait arriver en cas de coups durs ? Vous n’êtes pas les seuls…
…comme le révèle le sondage OpinionWay pour Swiss Life(1) :
- 81 % des dirigeants d’entreprise et 60 % des indépendants craignent de ne pas pouvoir régler les frais généraux de leur entreprise s’ils étaient amenés à s’arrêter de travailler ;
- Respectivement 84 % et 70 % craignent ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille ;
- 75 % des dirigeants d’entreprise se sentent vulnérables en cas d’événement de vie grave, c’est le cas de 69 % des indépendants ;
- 51 % des dirigeants d’entreprises ne s’estiment pas assez couverts pour que leur entreprise puisse poursuivre son activité en cas de décès, 43 % contre un arrêt de travail suite à un événement de vie brutal, et 41 % à cause d’une maladie ;
- 56 % des indépendants ne s’estiment pas couverts face à un événement de vie brutal et 54 % en raison d’une maladie qui les obligerait à s’arrêter de travailler.
Note
(1) Méthodologie : Le sondage OpinionWay pour Swiss Life a été réalisé auprès d’un échantillon de 533 chefs d’entreprises de 0 à 49 salariés réparti de la manière suivante : - 232 indépendants comprenant tous les travailleurs non-salariés, professions libérales et dirigeants d’entreprise de 0 salarié ; - 301 dirigeants d’entreprise de 1 à 49 salariés. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille. Les interviews ont été menées, via un questionnaire auto-administré en ligne, sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview) entre le 17 et le 24 mai 2023.