Les services du Premier ministre viennent de dévoiler ce qu'un salarié disposant de tous ses trimestres perçoit au minimum à la retraite s’il liquide ses droits cette année.

Le travail doit payer, y compris… à la retraite. C’est dans cet esprit qu’a été mis en place le minimum
contributif (MICO). Son objectif : permettre aux salariés du privé, mais aussi
aux artisans, aux commerçants et aux agents non titulaires de la fonction publique
(les fonctionnaires titularisés et les agriculteurs bénéficient d’autres
dispositifs), ayant une carrière complète de toucher un montant minimum à laretraite.

Concrètement, le MICO versé par l’Assurance retraite vient en complément de la retraite de base et de la retraite complémentaire. Revalorisés en fonction de la hausse du Smic (+ 1,18% en 2026), ses montants pour cette année ont été dévoilés dans une note publiée 12 février dernier sur service-public.fr, le site édité par la Direction de l'information légale et administrative (DILA) rattachée à Matignon. Il existe, en effet, plusieurs cas de figure.

Trois montants différents

Si le salarié, le travailleur indépendant ou le contractuel de la fonction publique liquide ses droits en respectant sa durée d’assurance (le nombre de trimestres de cotisation requis pour percevoir une retraite sans décote, qui varie selon la date de naissance) et que tous ses trimestres ont été « travaillés »
(issus de cotisations vieillesse), le MICO s’élève en 2026 à 903,93 euros brut par mois. Mais si tous les trimestres n’ont pas été cotisés (parce que certains d’entre eux ont été attribués « gratuitement » au titre du service militaire, de la maternité, du chômage indemnisé, de la maladie et/ou de l’invalidité), il tombe à 756,29 euros brut par mois.

Toutefois, cette somme est majorée en fonction du nombre de trimestres cotisés par rapport au nombre de trimestres total lorsque l’actif dispose de plus de 120 trimestres cotisés. Enfin, il y a le cas où le salarié,
l’indépendant ou le contractuel a pris sa retraite à 67 ans - l’âge d’annulation automatique de la décote -, mais sans justifier de sa durée d’assurance. Il a quand même droit au MICO à 756,29 euros brut par mois, mais cette somme est alors diminuée du nombre de trimestres manquants.

Un plafond de retraites à ne pas dépasser

Dans tous les cas, le montant cumulé du MICO, de la retraite de base et de la retraite complémentaire ne peut excéder le plafond des retraites personnelles fixé à 1.410,89 euros brut par mois en 2026. En cas de dépassement, le minimum contributif est diminué d’autant.

Dernière chose à savoir : si le MICO est revalorisé, tous les ans, en fonction du Smic pour les nouveaux retraités, il est augmenté selon le même taux d’indexation annuelle que celui des retraites de base (+ 0,9% en 2026) pour les bénéficiaires déjà à la retraite. 

Source : Tous sur mes finances