Les consultations et soins dentaires, le transport sanitaire, ainsi que certains médicaments et dispositifs médicaux, vont être moins bien remboursés par la Sécurité sociale à compter de l’an prochain. D’où l’importance, plus que jamais, de souscrire une complémentaire santé.
La « mutuelle » ne va jamais être aussi utile. Quatre décrets, publiés au Journal Officiel daté du 22 août 2026, instaurent une baisse des remboursements par l’Assurance maladie d’un certain nombre de dépenses de santé, afin de limiter le déficit de la Sécurité sociale qui s’envole depuis la crise sanitaire du Covid-19.
Heureusement, ces réductions de prise en charge, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2027, seront compensées par les contrats dits « responsables » des complémentaires santé, qui représentent 95% du marché des mutuelles. Il est donc plus que jamais important de souscrire une complémentaire santé, puisque le reste à charge (la somme restante à payer une fois déduit le remboursement de l’Assurance maladie) va augmenter.
À noter : les baisses des remboursements ne vont pas concerner les patients en affections de longue durée
(cancer, diabète, hypertension, insuffisance cardiaque…), qui vont continuer à bénéficier d’une prise en charge à 100% de la Sécurité sociale.
Pas de changement pour le panier « 100% santé »
Dans le détail, les consultations des chirurgiens-dentistes et les soins dentaires (détartrage, traitement des
caries, extraction d’une dent…) vont être remboursés à 50% par l’Assurance maladie, contre 60% actuellement. Le décret précise, toutefois, que les soins intégrés dans le panier « 100% santé » seront toujours pris en charge en intégralité. Pour rappel, ce dispositif permet aux assurés des complémentaires santé « responsables » de ne pas avoir de reste à charge en dentaire, mais aussi en optique et en audiologie. Le document ajoute, par ailleurs, que les rendez-vous annuels de prévention dentaire « M'T dents tous les ans ! » réservés aux patients âgés de 3 à 24 ans demeureront pris en charge intégralement par l’Assurance maladie.
Les médicaments jugés moyennement ou peu efficaces ciblés
Le remboursement des médicaments à service médical rendu (SMR) modéré va passer de 30% à 15%. On y trouve notamment le Vogalène pour traiter de la nausée et des vomissements ou l’Imodium pour stopper la diarrhée.
Celui des médicaments à SMR faible, comme le Spasfon pour les maux de ventre et les règles douloureuses ou le Pivalone pour les rhumes et le nez bouché, va être abaissé de 15% à de 3% à 7%. Les femmes
enceintes bénéficieront toujours d’une prise en charge à 100% de l’Assurancemaladie sur ces médicaments.
Certains dispositifs médicaux, tels que les pansements, vont voir leur remboursement passer de 60% à 50%, ou de 50% à 40%. Les dispositifs de grand appareillage, comme les prothèses et les orthèses sur mesure, les fauteuils roulants et les patients en affection de longue durée (ALD) vont toujours être pris en charge en totalité par l’Assurance maladie. Enfin, le remboursement des transports sanitaires (ambulance, taxi conventionné…) va être abaissé, selon les situations, de 55% à 50%, ou de 45% à 40%.
Source : Tous sur mes finances