Vous avez arrêté fumer pendant les 30 jours de novembre comme les 133 838 participants du #MoisSansTabac 2024(1) ? Et si vous choisissiez de persévérer ? Vous pouvez vous faire accompagner ou poursuivre cette démarche seul(e). Mais savez-vous que dans tous les cas, vous bénéficiez d’un traitement de substitution nicotinique ? Nos éclairages.

Pour encourager le sevrage tabagique, la Sécurité sociale assure une prise en charge des traitements par substituts nicotiniques sur prescription médicale.

Le sevrage tabagique toujours un enjeu de santé publique

En 2024, la tendance à la baisse du tabagisme en France s’est confirmée avec force : les volumes de tabac vendus en réseau des buralistes ont diminué d’environ 12 % par rapport à 2023, sous l’effet de la hausse des prix et des politiques de santé publique. Malgré cette baisse, le chiffre d’affaires global atteint 19,3 milliards d’euros, porté par une indexation fiscale accrue sur le produit du tabac.(2)

Du côté des comportements, la prévalence du tabagisme quotidien chez les adultes (18‑75 ans) a atteint son niveau le plus bas jamais constaté, avec moins de 25 % de fumeurs quotidiens en 2023, selon le rapport de l’OFDT publié en mai 2025. Parmi ces fumeurs, les données de 2022 indiquent que 16 % des jeunes de 17 ans fumaient quotidiennement, contre 25 % en 2017, illustrant une baisse continue chez les générations les plus touchées.(2)

Parallèlement, l’usage du vapotage poursuit sa progression : environ 6 % des adultes vapotaient quotidiennement en 2023, tandis que 6,2 % des jeunes de 17 ans déclaraient un usage régulier de la cigarette électronique.

Ces chiffres confirment l’avance significative des mesures de prévention et d’accompagnement, mais restent porteurs de défis, notamment en termes de disparités sociales et de recours aux aides au sevrage pour les publics en situation de précarité.

Des traitements de substitution nicotinique

Ces traitements remplacent la nicotine contenue dans la cigarette par celle présente dans différents produits. Cette nicotine peut prendre la forme de timbres, de gommes à mâcher, de comprimés à sucer, etc. Elle soulage la sensation de manque en arrivant au cerveau, et ne passe pas par les poumons. 


L’objectif de ces traitements est ainsi de diminuer l'envie de fumer et de réduire les symptômes de manque dus au sevrage tabagique. Selon les études scientifiques, les substituts nicotiniques augmenteraient les chances de réussir à arrêter de fumer de 50 % à 70 %. Ils facilitent la transition jusqu’à l’abstinence totale de tabac.

Sevrage tabagique : quels remboursements ?

Dans le détail, les substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % par l'Assurance maladie. Le ticket modérateur peut être pris en charge par votre complémentaire santé, comme celles de Swiss Life. Et, les pharmacies peuvent pratiquer la dispense d'avance de frais pour ces produits.

Sachez que la prise en charge des substituts nicotiniques se fait sous conditions : vous devez disposer d’une prescription médicale consacrée exclusivement à ces produits.

En outre, ils doivent figurer sur la liste des substituts nicotiniques pris en charge à l’Assurance maladie.

Pour rappel, peuvent prescrire des substituts nicotiniques :

  • Le médecin traitant ;
  • La sage-femme (prescription possible à l’entourage de la femme enceinte) ;
  • Le médecin du travail ;
  • Le chirurgien-dentiste ;
  • L’infirmier ;
  • Le masseur-kinésithérapeute.

Pour aller plus loin :

En savoir plus sur les complémentaires santé Swiss Life :

Sources : 

(1) https://www.federationaddiction.fr/actualites/substances/tabac/mois-sans-tabac-2024-le-bilan-de-la-9e-edition/

(2) https://www.ofdt.fr/publication/2025/tabagisme-et-arret-du-tabac-en-2024-2529