Les 26 et 27 novembre derniers, au Palais de l’Institut de France à Paris, une cinquantaine de personnalités avait donné rendez-vous au grand public pour échanger sur la thématique du progrès. L’occasion pour Swiss Life, partenaire pour la première fois de cet événement, d’apporter sa contribution au débat « Allongement de la vie, génétique, biologie : quels progrès pour l’homme ? » à travers la voix de son président, Charles Relecom.

Issues du monde intellectuel mais aussi de la politique, de la recherche, de la technologie, des arts et de l’entreprise, les intervenants ont participé à huit tables rondes organisées sous la coupole, en l’honneur du 350ème anniversaire de l’Académie des Sciences. Le Premier Ministre, Manuel Valls a ouvert ces 4ème Rencontres en débattant avec 350 étudiants.

Un débat sociétal

Les huit tables rondes ont été l’occasion de débats riches et animés sur les thèmes de progrès et démocratie, progrès technologique et progrès social, doit-on avoir peur du progrès, peut-il être le vecteur d’un monde meilleur ou se faire sans rupture. Swiss Life s’était tout naturellement associé à la table ronde centrée sur allongement de la vie, génétique et biologie, quel progrès pour l’humain, en tant qu’acteur référent sur les marchés de l’assurance patrimoniale en vie et retraite et de l’assurance santé et prévoyance. Ce débat s’inscrit par ailleurs pleinement dans son positionnement de marque : « Vivre bien, plus longtemps, selon ses propres choix ». 

Le philosophe Luc Ferry, l’économiste Claude Le Pen, le pédiatre et généticien Arnold Munnich ont rejoint Charles Relecom pour une heure trente d’échanges présidés par Pascale Cossart, microbiologiste et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, et animés par le journaliste Thierry Guerrier.

Quantité ou qualité de vie ? 

En préambule, Arnold Munnich indiqua que si depuis plus de 20 ans, l’espérance de vie a augmenté d’un an tous les 4 ans, nous avons atteint un palier : le record de 122 ans de Jeanne Calment est infranchissable. Luc Ferry précisa qu’il ne fallait pas confondre augmentation de l’espérance de vie qui est due à l’évitement des morts prématurées et augmentation de la longévité, objectif du transhumanisme : ce mouvement prône en effet l'usage des sciences et des technologies en vue d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales de l’Homme, repoussant ainsi ses limites biologiques pour augmenter la vie. Claude Le Pen pointa une notion essentielle, celle de la qualité de vie, alors qu’il est  le plus souvent question de « quantité de vie ».

Une prise de conscience collective

Charles Relecom précisa que dans ce contexte d’allongement de la durée de vie, l’assurance a une fonction sociale, permettant grâce à la mutualisation un système de santé sans sélection médicale, complétant les dispositifs de prévoyance et de retraite, et étant capable de gérer le risque sur le long terme. « Cet allongement de la vie aura un impact financier et les assureurs ont un rôle pédagogique à jouer auprès de leurs clients pour favoriser une prise de conscience  des conséquences. Il faudra financer des retraites de plus en plus longues et faire face collectivement aux enjeux de santé. Le rôle d’un assureur comme Swiss Life est de contribuer à cette pédagogie et d’accompagner ses clients dans leurs décisions pour faire les bons choix qui passent à notre avis par travailler plus longtemps, épargner plut tôt et régulièrement».

Le sondage réalisé par Opinion Way à la demande de Swiss Life sur les conséquences de l’allongement de la vie avant les  Rencontres Capitales montre que seule une minorité déclare qu’elle continuera à travailler durant ces années supplémentaires (8%) alors que la majorité consacrerait du temps à leurs proches (62%) ou à leurs loisirs (61%). « Les Français considèrent que 34 ans est un âge idéal pour commencer à épargner. Mais dans la réalité, ce n’est pas encore un réflexe de jeune, l’épargne pour préparer ses vieux jours apparaît plus tard, surtout à partir de 50 ans », souligna Charles Relecom. « Nous disposons d’un système curatif, d’un mode actuariel qui prévoit mieux mais nous avons besoin de données anonymes pour calculer le risque. Les Français n’ont pas de tabou pour transmettre des données comme l’illustre notre sondage : 69 % se disent d’ores et déjà favorables au recours des données personnelles dans une visée médicale. Nous devons aussi en tant qu’assureur favoriser la prévention, c’est fondamental. Et de clore, « pour faire face collectivement  à ces enjeux sociétaux et être efficace une collaboration entre l’Etat, le monde médical, les entreprises et la société civile est nécessaire».

Arnold Munnich conclut de son côté sur le défi d’un partage plus solidaire du progrès médical tandis que Luc Ferry en appela à la responsabilité des politiques et des intellectuels pour une régulation face aux avancées actuelles et à venir de la génétique dans un univers mondialisé.

Retrouvez l’intégralité du sondage réalisé par Opinion Way sur les Français et l’allongement de la vie en cliquant ici