Ostéopathie, acupuncture, hypnose… Les médecines douces connaissent un vrai succès auprès du grand public. Et elles font de plus en plus d’adeptes. Selon une étude, 58% des Français auraient eu recours à la médecine douce en 2018*. Mais que se cache-t-il derrière le terme de « médecine douce » ? Comment sont-elles remboursées ? Notre décryptage pour faire le bon choix en toute connaissance de cause.

Médecine douce, de quoi parle-t-on ?

Douce, parallèle, complémentaire, non conventionnelle, alternative... De nombreux adjectifs qualifient aujourd’hui cette médecine qui exclut l’utilisation de tout produit pharmaceutique et base ses traitements sur l’utilisation exclusive de moyens naturels.  

Parmi les plus connues :

  • L’acupuncture : pratiquée en Chine depuis des milliers d’années, l’acupuncture est l'une des médecines traditionnelles chinoises qui a le plus séduit les Français.  À l'aide de fines aiguilles disposées sur le corps du patient en des points d'énergie vitale, l’acupuncteur stimule ces points d'énergie et libère la circulation des fluides énergétiques. L’objectif est de soigner ou d'alléger certaines affectations physiques chez un patient mais aussi d'agir dans une mesure préventive en gardant actifs les centres d'énergie de son patient.
  • L’ostéopathie : médecine manuelle, l'ostéopathie vise à comprendre les causes des symptômes du patient à partir d'une analyse des différents systèmes du corps humain dans leur ensemble. Il s'agit d'une approche dite « systémique » qui permet d’agir sur les troubles fonctionnels et sur les symptômes.
  • Lhoméopathie : créée en 1796 par un médecin allemand, Samuel Hahnemann, l’homéopathie repose sur l'idée qu'une substance qui provoque un symptôme peut être utilisée pour traiter le même symptôme de la maladie. Les praticiens recourant à l'homéopathie pensent qu'elle fonctionne en stimulant le corps à se soigner lui-même.
  • La naturopathie : médecine avant tout préventive, la naturopathie vise à maintenir et/ou rétablir la santé par des moyens naturels. Le naturopathe cherche à rétablir les capacités d’auto-guérison inhérents à chacun et sa démarche consiste à s’appuyer sur les points forts afin de contrebalancer les faiblesses. Elle consiste à renforcer les réactions de défense de l’organisme par des mesures d’hygiène (relaxation, diététique, thermalisme…), aidées par les seuls agents naturels (plantes, eaux, air pur…).

Médecines douces : comment sont-elles bien remboursées ?

Si aucune étude sérieuse n’a été réalisée afin de prouver les bienfaits des médecines douces, celles-ci font de plus en plus d’adeptes. Néanmoins, il existe encore des freins à leur utilisation : nombreux sont ceux qui la trouvent trop chère et mal remboursée.

En effet, dans la plupart des cas, la Sécurité sociale ne prend pas en charge les séances de médecines douces.  Seules quatre disciplines peuvent faire l’objet d’un remboursement de la part de l’Assurance Maladie, à condition d’être pratiquées par un médecin conventionné (qu’il soit généraliste ou spécialiste) :

  • Les traitements homéopathiques sont remboursés à hauteur de 30% du tarif de base s’ils sont prescrits par un professionnel de santé, les séances à hauteur de 70% si le médecin est conventionné.
  • L’acupuncture est remboursée à 70 % du tarif de Convention d’un médecin généraliste moins un euro de participation forfaitaire, soit à hauteur de 15,1€.
  • L’ostéopathie, si elle est pratiquée par un médecin conventionné de secteur 1 est également prise en charge à hauteur de 15,1€.
  • Enfin, la mésothérapie (micro-injections de médicaments sous la peau) sera prise en charge de la même manière sauf si celle-ci est utilisée pour des fins esthétiques.

Il est donc important de vérifier si votre médecin est conventionné !

A noter également que les complémentaires santé prennent en charge certaines médecines douces. Pensez à vérifier auparavant ce que vous propose votre complémentaire santé. Certaines disciplines sont en effet remboursées intégralement ou partiellement, souvent à hauteur d’un forfait annuel. Chez Swiss Life, en fonction de votre contrat, nous prenons en charge jusqu’à cinq actes par an et par assuré avec une prise en charge comprise entre 20 et 55 euros, selon le niveau de garanties souscrit. Bien choisir sa complémentaire santé, c’est être libre de recourir à des médecines non conventionnelles !